C’est l’histoire d’un père passionné. Suite à une invalidité de naissance guérie partiellement, Jean CARRE parvient
à dépasser les prédictions et à pratiquer sa passion qui était la course à pied durant sa jeunesse. Dans les années 1963 en Afrique, suite à une brûlure, les conséquences ont favorisé le
développement d’une tuberculose osseuse de la cheville, compromettant par la suite l’activité de course à pied. De retour en France, ne pouvant plus courir, Jean s’oriente alors vers le
canoë-kayak :
« Avec la complicité de plusieurs copains nous avons créé et officialisé dans le lavoir municipal le club de
kayak de Mailly-la-Ville (1972). A partir de ce moment là, le temps consacré au club en dehors de mon entreprise se comptait entre 500 à 700 heures par an pour le fonctionnement de celui-ci. Le
club a quand même atteint jusqu’à 60 licenciés pour seulement 600 habitants. »
Ses méthodes d’apprentissage, ses principes sont
propres à Jean CARRE et c’est ce qui fait sa particularité dans le monde du kayak.
« Avant 12 ans, un enfant veut être grand, il veut apprendre. Le kayak a droit à sa discipline de base (
slalom, descente, et vitesse). Pour moi, la qualité de l’enseignement et du respect des principes de base (pour accéder à la réussite) passent par la sécurité, la connaissance de l’eau par
l’individu et sa possibilité d’emmener le bateau où il veut. Il faut être sérieux là dessus. Pour la qualité du geste, le jeune doit avoir assimilé la technique. On ne devrait jamais admettre le
kayak sans technique. Il faut de la rigueur dans la gestuelle. C’est dès le premier jour qu’on apprend à monter en bateau et qu’on apprend à le faire bien ou
mal. »
Educateur au club de Mailly, Jean CARRE a également initié ses 4 enfants à sa
passion: l’aînée Marie-Laure (7 ans en Equipe de France), Anne (3 ans dont l’Equipe de France juniors), Cécile et enfin Cyrille le petit dernier. Jean a contribué à la découverte et
l’apprentissage du kayak pour Cyrille, mais il est conscient que son évolution Cyrille la doit surtout à lui-même :
« Cyrille sait employer sa gestuelle. Son atout, c’est son sérieux dans tout ce qu’il fait.
" Je rêvais d'aller aux Jeux Olympiques en course à pied ... j'y suis allé par l'intermédiaire de Cyrille ...»
Pour Cyrille, l’apprentissage du kayak par ce père passionné a été bénéfique
pour son futur parcours sportif :
« On savait tous naviguer proprement par rapport à d’autres clubs qui ne le faisaient pas forcément.
Mon père a une méthode d’apprentissage qui est très bonne : c’est l’apprentissage par le jeu. Nous n'allions pas au kayak pour prendre des cours mais pour nous amuser. C’est ça qui fait
qu’il n’avait pas ce côté institutionnel que certains ont peut être aujourd’hui. »
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||