Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 23:50

Laurence et Lionel DUBOIS DUNILAC, vous faites partie de l'équipe de soutien à Cyrille et vous êtes très proches de lui...

Quel a été votre rôle depuis 2001, sur le plan sportif et humain ?
Lionel : mon rôle depuis 2001 a été de mettre en relation l'un des meilleurs entraîneurs au monde (Alain ACART) avec l'un des meilleurs athlètes au monde (Cyrille CARRE)
Sur le plan humain, j'ai une relation privilégiée avec Alain ACART et avec Cyrille CARRE.

Comment peut-on aider au parcours d'un athlète ?
Laurence : tout simplement en l'aidant à se préoccuper de la vie autour de lui ou en s'en préoccupant pour lui.
L'athlète gère son quotidien autour de ses entraînements, de ses stages, de ses compétitions. Il est complètement dans son monde.
Ses proches, sa famille et ses amis sont là pour le ramener à la réalité, lui gérer ses obligations.

Alain nous a raconté sommairement votre rencontre, pouvez-vous commenter un peu plus ?
Lionel : comme l'a expliqué Alain, Pascal SYLVOZ et moi-même cherchions un référent technique pour préparer au mieux notre C2 pour les championnats du monde. Pascal connaissait très bien Alain, sachant que celui-ci revenait s'installer sur Auxerre, nous avons pris contact avec lui pour qu'il nous conseille. Au début, ce fut de façon ponctuelle, puis de façon régulière, et pour finir de façon permanente. A l'issue du championnat du monde, Pascal prit sa retraite et je continuai seul en monoplace ; enfin pas vraiment seul, puisque Alain prolongea son aventure avec moi et quelques mois plus tard, avec Cyrille.

Comment fait-on pour s'intégrer dans un monde de sportifs de haut niveau ? Sont-ils si différents ?
Laurence : on ne s'intègre pas dans le monde des sportifs de haut niveau, on le côtoie. Seuls les athlètes en font partie. On partage une partie de leurs joies et de leurs déceptions : ce qu'ils veulent bien laisser paraître ou exprimer. Ils sont dans un monde un peu à part. Ils s'entraînent, vont en stage, en compétition : leur regard est toujours sur leur objectif et sur ce qui se passe dans leur monde.
Les préoccupations matérielles ne sont que secondaires pour eux alors qu'elles restent la principale préoccupation de leur entourage.

Que pensez-vous du parcours de Cyrille jusqu'à aujourd'hui ? Et pour demain ?
Lionel : son parcours sportif et professionnel est structuré, basé sur des objectifs cohérents et parfaitement définis. Cyrille possède cette capacité de se projeter très loin dans l'avenir sans foncer tête baissée. Le binôme qu'il forme avec Alain lui permet d'être présent là où on l'attend, au moment où on l'attend.

Le fait d'être la femme d'un athlète de haut-niveau n'impose t-il pas trop de contraintes et de concessions ?
Laurence : une seule concession : accepter qu'il vive sa vie d'athlète de haut niveau à part de soi et de sa famille et qu'il partage ses émotions avant tout avec les autres athlètes et son entraîneur.
Il n'y a pas véritablement de contraintes : lorsqu'on gère une vie de famille, on se préoccupe de tout et de tous.
A l'inverse, on se sent moins spectateur, plus impliqué dans les grandes échéances, et on vibre pour eux.

Et les Jeux, qu'en pensez-vous ?
Lionel : les Jeux Olympiques restent pour moi quelque chose d'inaccessible où seul l'élite participe. Sans les Jeux et sans les athlètes, il n'y aurait peut-être plus cette culture du sport où chacun trouve sa place, du spectateur au pratiquant.

Par olympe 2012 - Publié dans : Témoignages
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