Jeudi 28 mars 2013
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2012 : l'année olympique
"Avec Alain, même s'il s'était éloigné des plans d'eau et de l’entraînement, nous continuons à nous voir
régulièrement.
Et suite à ces mondiaux 2011 ratés, nous faisons le bilan de ce qu'il s'est passé ces trois dernières années...
Il faut tout passer en revue et revoir chaque détail de l’entraînement.
Finalement, après deux ans d'absence, Alain remonte en selle le long des bassins . Surtout nous nous
ré-engageons pour un défi : celui de décrocher le quota olympique en mai, huit mois plus tard.
Nous ré-établissons la manière de s’entraîner et les moyens à mettre en œuvre. Une nouvelle dynamique se crée
!
L'hiver se passe bien .
Une semaine avec les Biélorusses;
un stage de quinze jours de ski en janvier;
trois semaines au Maroc avec l'équipe de France;
et dix jours avec Alain dans le sud ouest.
Et premier test avec le championnat de France de fond, que je gagne pour la 6ème fois
consécutive.
Moins de chance le lendemain, en équipage où nous prenons la 4ème place avec mon coéquipier de club,
Edouard.
Mais la saison est lancée.
Trois semaines plus tard, les sélections équipe de France, à Mantes-la-Jolie. Étape tranchante où l'objectif
est simple : gagner les 2 courses de 1000m et la course de 500m pour pouvoir participer aux sélections pour les JO. Chose faite !
Quinze jours plus tard, nous voici enfin à l'objectif des qualifications olympiques, à Poznan. Nous arrivons
trois jours avant, et péripétie....Deux jours avant le début de l'épreuve, mon bateau de course n'est pas accepté au contrôle des bateaux. Erreur de la part des juges. Mais nous devons nous
justifier et faire rapatrier un bateau de France. La veille de la course je change donc de bateau...
Pas de problème, les deux jours qui suivent, je gagne ma série puis la finale dans de grosses conditions de
vent :
nous avons réussi notre pari ! Nous irons aux Jeux Olympiques !
Nous enchaînons dès le lendemain sur la manche de coupe du monde. J'accède à la finale après une super
demi-finale.
En finale, je termine 7ème.
Nous partons la semaine qui suit pour la coupe du monde de Duisburg. Je tombe malade dès le début de celle-ci.
Je n'y performe pas.
Il reste 2 mois et demi de préparation. Durant cette période, ma forme a divergé. Je suis resté malade pendant
quinze jours mais en gardant un bon niveau de forme. Puis quinze jours où je suis vide, fatigué, le corps se met en mode « off ». C'est presque inexplicable car il n'y a pas eu de
surdose d’entraînement.
Ainsi nous n'avons pas pu passer toutes les séances telles qu'il l'aurait fallu.
Les championnats d'Europe fin juin tombent dans ce moment de fatigue : 18ème.
Aux championnats de France, je récupère un peu la forme, mais ne termine « que » 2ème du K1
1000m, distance que je courrai aux JO.
Le stage terminal se passe bien, la forme est là. Je suis rapide.
Vincent Lecrubier (que je remercie, tout comme Etienne Hubert qui est venu en juin s’entraîner à Auxerre) me
sert de partenaire d’entraînement. Une aide précieuse..."
(Suite prochain article)
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